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Techniquement RH

Dr Tioté Lassana, Enseignant chercheur au Centre africain d’Etudes Supérieures en Gestion CESAG)

« Formation et gestion du personnel : réinventer ses pratiques »

Abordant le concept des mutations dans les métiers, les conférenciers ont souligné l’évolution des métiers à travers les transformations technologiques et numériques. Au regard de cette évolution, un défi de formation s’impose. Pour Dr Tioté Lassana, il est désormais question d’un « changement de paradigme : il ne s’agit plus de faire connaître de nouvelles choses mais de “faire faire” de nouvelles activités » c’est pourquoi «  68% des salariés souhaitent se former. Parmi eux, 65 % veulent faire une formation pour prendre de nouvelles responsabilités, mais surtout 81 % voient la formation comme vecteur d’évolution de leur activité (Céreq, juillet 2017). 6 sur 10 des cadres envisagent de suivre des formations spécifiques en lien avec la transformation numérique, dans les 3 prochaines années (Apec, 2018). Et 92% des salariés estiment que la formation est un levier de compétitivité pour leur entreprise (baromètre 2016 de l’institut Cegos sur la formation professionnelle) ». Il fera remarquer que de nombreux métiers, appelés à se transformer, mais pas nécessairement à disparaître, sont confrontés à de profondes mutations technologiques et numériques. Ainsi « seulement 10 % des emplois cumulent des vulnérabilités les conduisant à être balayés par la montée en puissance du digital et de l'intelligence artificielle (IA) et echelle des tâches à accomplir plus pertinente que celle des métiers (40 % des emplois bouleversés par la modification des tâches qui les constituent) ».
Béhi Togba s’est quant à lui attardé sur l’impact du digital sur les pratiques de formation. A partir de cas pratiques et d’expérience, notamment l’expérience E-Learning à la CIE, CLARINS et l’e-learning, l’usage des Mooc chez CANAL+, RENAULT et le Serious Game, SIEMENS et le Bleneed Learning, le Reverse Mentoring chez AXA, le Projet Digital Academy ALLIANZ, il a parlé de la nécessité d’adaptation aux nouveaux modèles d’apprentissage adaptés aux modes et usages du monde du travail actuel à savoir les outils digitaux : « Le changement de paradigme doit entraîner une redistribution des rôles… ». De ces exemples tirés de cas pratiques, il en tire six enseignements : « Une place à l’individu en tant qu’acteur de son parcours professionnel ; ensuite avec le digital, la façon d’apprendre a évolué. Vient après une logique descendante contre une logique apprenant. Le sentiment d’urgence comme facteur de changement culturel  ; la diffusion rapide et massive des savoirs, savoir-faire, savoir-être  et pour finir plutôt qu’une dépense sociale, le digital se présente comme une formation continue et une compétence ». Pour conclure, il s’est permis d’ouvrir cette fenêtre : « Et si avec le digital, le rêve de tout DRH d’offrir à l’ensemble de ses salariés des formations de qualité à moindre coût, personnalisables, et sans contrainte de temps et de lieu devenait réalité ? ».

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