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M. David Maniga SADIA, Directeur général du cabinet Émergence

"Nous voulons donner la chance à des jeunes d’avoir un travail sérieux et stable"

Le cabinet de formation Emergence, créé depuis juin 2004, réclame comme premier pôle d’activité, la formation des PME-PMI et des grandes entreprises au niveau de la Côte d’Ivoire. David Maniga Sadia, son premier responsable, à travers son ambition d’implanter le cabinet sur toute l’étendue du territoire ivoirien et à l’international, entend donner aux jeunes talents la chance et l’amour de la formation…

RH Mag : Quelle est la particularité du cabinet Emergence ?

David Maniga Sadia : Je voudrais avant tout préciser qu’il y a ceux qui viennent à la formation pour se faire de l’argent parce qu’on leur a dit que c’est un créneau porteur et il y a ceux qui viennent par amour du métier. J’ai commencé la formation en 1999, par amour  ; un amour que j’essaye d’inculquer à mes collaborateurs et à ceux qui nous sollicitent. À Emergence, nous voulons faire de la formation un véritable métier. Le travailleur qui suit une formation au cabinet Emergence va en retour impacter, d’une manière ou d’une autre, son entreprise. Soit en agissant au niveau du chiffre d’affaire soit sur son savoir-être. Nous ne faisons pas de formation juste pour faire des formations. Les formations que nous dispensons ont nécessairement une influence positive sur le formé et son entreprise. C’est pourquoi nous attachons du prix à l’après-formation au cabinet Emergence. Mesurer l’impact de la formation que nous donnons est primordial, autant pour nous qui donnons les formations que pour ceux qui nous sollicitent.

Quel est le regard que vous portez sur les ressources humaines en général ?

S’il n’y a pas de Ressources Humaines, il n’y a pas d’entreprise. On parle d’entreprise parce qu’il y a des hommes de valeurs et de compétences qui ont des acquis et une certaine expérience à partager. Ça c’est déjà quelque chose de très important. C’est pourquoi j’estime qu’il est bon de faire la promotion des Ressources Humaines et de ceux qui en sont garants. On a commencé à trois aujourd’hui nous sommes à dix-sept au cabinet. C’est dire que les anciens ont su partager leur savoir, savoir-être, savoir faire et savoir-faire-faire. Généralement, nos formations en ressources humaines s’adressent aux cadres et agents de maîtrise donc des personnes qui ont la faculté et les qualités de conduire des hommes au sein de leurs entreprises. Le niveau, il faut l’avouer, de manière générale, est bon. Nous avons une très bonne ressource humaine, elle demande juste à être encadrée et mise à niveau de temps en temps à cause de l’évolution perpétuelle du corps de métier. Et c’est en cela qu’il ne faut jamais considérer la formation comme une perte de temps. Une formation n’est jamais un temps vain  ! En Europe par exemple, si votre personnel ne reçoit aucune formation au bout de deux ans, automatiquement, vous êtes convoqué… Et ça, c’est parce que ce continent a compris l’importance de la formation. Nous avons en Côte d’Ivoire une structure, le FDFP en l’occurrence, pour nous faciliter ce service et je pense que nous devons nous en servir sans modération. Nos acquis, qui sont évolués, ont besoin d’être renforcés, évaluer et mis à jour de manière permanente avec les formations. C’est en cela que nos ressources humaines seront irréprochables.

Quels sont vos rapports avec les associations des ressources humaines, notamment le RIGRH, l’APRGH…

À nos débuts, effectivement, nous avons tenté de rentrer en contact avec le Réseau ivoirien des gestionnaires des ressources humaines (RIGRH) mais nos différentes activités et nos emplois du temps respectifs ne nous ont pas permis de nous voir et échanger véritablement sur les relations que nous pourrions entretenir. Mais, depuis deux  (2) années, les cabinets de formations ce sont constitués en union, à savoir l’Union nationale des cabinets de formation habilités par le FDFP et nous avons eu des rencontres avec des responsables du Patronat, notamment les membres de la cellule chargée de la formation professionnelle. Nous avons été invités non seulement à nous inscrire à la CEGCI, mais également, à nouer des contacts très poussés et rapprochés avec les associations des gestionnaires des ressources humaines. Au niveau d’Emergence, nous jugeons que c’est une très belle opportunité car c’est une occasion qui nous est offerte pour rencontrer les grands patrons et les responsables RH du pays. C’est une piste très sérieuse que nous suivons et que nous comptons finaliser très bientôt aussi bien au niveau de l’union que du cabinet Emergence. 

Selon vous, pourquoi une telle floraison de cabinets de formation aujourd’hui ?

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire on a l’impression que c’est une personne qui réfléchit pour tout le monde. Tu ouvres ton salon de coiffure, une fois que tu commences à avoir 10 ou 15 clients, tout le monde court pour ouvrir un salon de coiffure. Les gens sont attirés par des activités à fort profit de leur voisin. Beaucoup se lancent dans des activités non pas parce qu’ils aiment ce qu’ils font ou bien qu’ils veulent apporter une plus-value à l’activité mais parce qu’ils ont jugé que leur voisin y a fait fortune ou s’en sort bien  ! Et ça, c’est bien dommage pour l’activité économique du pays. De loin, quand vous regardez l’activité des cabinets de formations, vous vous dites qu’il y a plein d’argent à gagner vu le nombre d’entreprises (publiques, semi-privées et privées) qui sont censées donner des formations à leurs employés. Donc tout le monde se jette dans l’activité. Mais ils oublient qu’il y a des réalités de terrain qui font que beaucoup sont rattrapés dans l’exercice même de l’activité. Mais lorsque tu viens à la formation parce que tu as l’amour de la chose et que ton unique objectif n’est pas de te faire des sous, cela se ressent sur la qualité de tes formations et la durée de vie de ton cabinet. C’est aussi simple que cela, un tri naturel fini toujours par s’opérer.

Parlez-nous de vos futurs chantiers…

Le cabinet Emergence s’est fixé comme objectif à court de terme de s’implanter à travers des agences dans toute la Côte d’Ivoire. L’objectif premier de ces agences sera de donner la chance à des jeunes d’avoir un travail sérieux et stable. Aujourd’hui l’agence de Korhogo emploie quatre (4) personnes dont deux (2) embauchés. Les deux (2) autres le seront dès 2019… A Man, on fera la même chose et dans deux ans, quand nous aurons sécurisé ces deux agences, nous comptons ouvrir une autre à Abengourou. Nous envisageons, au bout de cinq (5) ans, ouvrir cinq (5) agences dans les grandes villes de la Côte d’Ivoire afin de nous étendre et surtout donner la chance à nos jeunes frères et sœurs de s’exprimer. Le second objectif, qui est à long terme, nous le fixons à l’international. Jusque-là, nous ne faisons pas encore de séminaires à l’international mais cette année, nous nous sommes penchés sur ce dossier. Ainsi, à partir de janvier,  nous devrions pouvoir organiser des séminaires à l’international. Ce sera les consultants ou les auditeurs qui viendront de l’international, les démarches ont été déjà prises dans ce sens.

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