EDITO

L’Africain Nouveau doit-être également cet Africain qui croit en l’Africain

Ange Tra Bi
(Directeur de Publication RHMAG)

Tout commence par la passion, la foi, la confiance en soi et en autrui.Rien de grand ne pouvant se construire sans passion, comme le disait Hegel, on peut oser affirmer que rien de grand ne peut se construire sans la confiance.Combien de talents sombrent aujourd’hui, combien de valeurs périssent aujourd’hui dans nos pays africains parce qu’on n’a pas cru en eux ? Combien de talents se sont éteints parce qu’on ne les a pas mis à l’épreuve en leur donnant leur chance de s’affirmer, de se surpasser et de réussir ?Une chose est d’avoir du talent et une autre est d’avoir l’opportunité ou la chance d’exprimer son talent.

Il est vrai que nous avons tous douté, à un certain moment, de la qualité de nos produits locaux, fabriqués dans nos pays, par nos frères Africains. Mais, est-ce une raison pour continuer à montrer notre village de la « main gauche »?
Le regard négatif que nous projetons sur nous-mêmes, sur tout ce qui vient de chez nous, n’épargne pas nos compétences locales et le savoir-faire africains ou des africains.
Si M’BAYE ne fait pas confiance à Eugénie, et que KASSI-ATTIA ne fait pas confiance à Nouhoum, et que DIAKITE ne fait pas confiance à Edwige, et que ADOHINZIN ne fait pas Confiance à Anicet, et que BAKYONO ne fait pas confiance à Ibrahima, est-ce que HICHAM ZOUANAT fera confiance à quelqu’un ?A quand la mise en valeur de nos talents nationaux, à quand la valorisation de notre savoir-faire, à quand la promotion de nos ressources humaines, à quand la mise en lumière de nos compétences ?Si nous-mêmes, africains, ne croyons pas en notre propre capital humain, qui le fera à notre place ?
Il nous faut changer de paradigme, porter un regard nouveau sur nous-mêmes, ôter la poutre de nos yeux et arrêter de voir la paille qui aveugle notre voisin et frère. Commençons à croire en nous et à exploiter le plein potentiel de nos compétences.
L’émergence, c’est aussi penser « global » et agir « local », c’est croire en nos potentialités et aux Ressources Humaines Africaines afin de les accompagner à être des références internationales à l’image de Tidjane THIAM, Murielle AHOURE, Didier DROGBA, Asalfo des magiciens…

Il nous faut changer de paradigme, porter un regard nouveau sur nous-mêmes, ôter la poutre de nos yeux et arrêter de voir la paille qui aveugle notre voisin et frère. Commençons à croire en nous et à exploiter le plein potentiel de nos compétences.

 L’Africain Nouveau doit-être également cet Africain qui croit en l’Africain et l’emmène à aller au-delà de ses limites par la magie et le crédit, que dis-je, le chèque à blanc qu’autorise le génie de la Confiance.Faisons-nous Confiance et soyons convaincus qu’il y a tant de raisons de croire en nous-mêmes pour le réveil de notre Afrique.

Très chers lecteurs, continuez de croire en IRH MAG, continuez de nous donner la Force pour avancer afin que la Sagesse et la Beauté ornent nos écrits.Que l’année 2016 nous aide tous à préparer la concorde universelle.Que la recherche de la Vérité, l’étude de la Morale et la pratique de la Solidarité soit notre quotidien.

Faisons-nous Confiance et soyons convaincus qu’il y a tant de raisons de croire en nous-mêmes pour le réveil de notre Afrique.

Très bonne et heureuse année 2016 à Toutes et à Tous. Vivent les Ressources Humaines Africaines pour que vive l’Afrique dans un monde en perpétuelle mutation où l’on s’impose par sa capacité à influencer ou à contribuer aux changements.