Lassane Zohoré Directeur. général GO éditions, directeur de publication Gbich ! : “ Je suis à fond dans tout ce que j’entreprends.”

  • Auteur

  • Publié le

  • Catégorie

    SUR LES TRACES
  • Nbr vues

    376 fois

Parler du travail est un domaine très vaste et donc tout un programme. Aussi longtemps que je me souvienne, les parents nous ont toujours dit que c’est le travail qui libère l’homme et donc étant déjà tout petit, on avait la noble ambition de travailler pour aider nos parents à notre tour. A cette époque on avait une idée très noble du travail. Aujourd’hui les gens aiment bien les grands titres mais ne font pas le boulot qu’exigent ces titres.

Quelle est votre idée du travailleur aujourd’hui en Côte d’Ivoire

Parler du travail est un domaine très vaste et donc tout un programme. Aussi longtemps que je me souvienne, les parents nous ont toujours dit que c’est le travail qui libère l’homme et donc étant déjà tout petit, on avait la noble ambition de travailler pour aider nos parents à notre tour. A cette époque on avait une idée très noble du travail. Aujourd’hui les gens aiment bien les grands titres mais ne font pas le boulot qu’exigent ces titres. Ainsi on accorde plus d’importance à la rétribution qu’il y’a derrière le travail que le travail lui-même, et donc on fait le boulot pas parce qu’on l’aime mais parce qu’il y’a un salaire derrière. Dans ces conditions on ne fait plus le travail par amour ou par vocation mais plutôt par contrainte. Or qui dit contrainte au travail dit travail mal fait ! À mon sens, c’est cette mentalité qui fait prospérer le phénomène des brouteurs : le gain facile.  « Mieux vaut faire le travail qu’on aime ainsi on n’a pas l’impression de travailler », dit la sagesse. Qu’en pensez-vous ? Au regard de ma carrière, je dirai que j’ai plutôt eu cette chance- là (rire) ! Mais ce n’est pas toujours le cas pour beaucoup de personnes qui n’arrivent pas à opérer un choix professionnel le moment venu. Parlant de citation dans le travail, j’invoquerais plutôt celle de Nicolas Sarkozy l’ancien président français qui disait « si on me nomme ministre des patates alors j’apprendrai à aimer les patates pour bien faire ce qu’on me demande ». Si tu ne fais pas le travail de ton cœur ou pour lequel tu t’es formé, alors apprend à l’aimer et fais-le avec une conscience professionnelle irréprochable. Et surtout retenons qu’il n’y a pas de sots métiers mais plutôt de sottes personnes qui pensent qu’il en existe. Un commentaire sur vos différentes distinctions… Honoré plusieurs fois mais l’honneur suprême qui est la décoration, je ne l’ai pas encore reçu et donc j’attends (rire)…Mais le plus important pour moi en faisant mon boulot, c’est de bien le faire, je le fais par passion. Voilà pourquoi je suis à fond dans tout ce que j’entreprends et ça c’est ce qui caractérise une certaine génération par rapport à celle d' aujourd’hui. Je me rappelle une fois d’un jeune homme qui est venu me voir me demandait : « Mais grand-frère avec tout le temps que tu passes au travail, quel temps tu as pour aller chercher l’argent ? » J’étais choqué par sa question mais je lui ai calmement répondu que « C’est le travail que je fais qui me donne de l’argent ! ». Il était de la trempe de brouteurs et donc il lui était plus facile de gagner en un jour ce que moi je mets 3 à 4 mois pour obtenir.

 

Autres article

AUTRES ARTICLES