Lionel Christian Gnanzou, Manager financier de la Société internationale d’expertise (SIE) : "Proposer ses services à des PME et pas seulement aux grandes entreprises."

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Lionel Christian Gnanzou est le président de l’Association Aggregorsis regroupant une cinquantaine de jeunes cadres œuvrant pour le développement durable. Doctorant en science économique et de gestion, il est le manager financier de la société internationale d’expertise (SIE). Interrogé par IRH Mag, il a bien voulu livrer les secrets de ses débuts professionnels.

IRH Mag : Comment a débuté votre carrière ?

Lionel Christian Gnanzou : J’étais en deuxième année à la faculté de sciences économiques et de gestion de l’Université de Cocody  quand l’opportunité m’a été offerte lors des vacances 2003 de travailler comme stagiaire comptable  dans une  Organisation non gouvernementale d’aide humanitaire.Satisfaite de mon travail, l’ONG m’a admis en CDD en tant qu’assistant comptable. Cela a été une très belle expérience pour moi.Cependant,  en postulant à cette offre, il ne s’agissait pas d’intégrer aussitôt  le milieu professionnel. Je voulais juste me familiariser avec le monde de l’entreprise. Au départ,je me disais que ces 3 mois de stage  me permettraient de  mieux appréhender les cours  que nous faisions à l’Université. Ce n’était vraiment pas facile  de concilier travail

et études ; finalement j’y suis resté un an.J’ai poursuivi mes études et ai obtenu une maîtrise en Sciences économiques option gestion, en 2006. Mon diplôme en poche,j’ai postulé à une  annonce pour un poste de comptable dans une société informatique de la place et j’ai été recruté. Vous n’avez pas multiplié les stages comme d’autres avant de décrocher un premier vrai emploi.

Si ce n’est pas la chance, qu’est-ce qui a  joué en votre faveur  ?

Pas besoin de cumuler des années de stages pour être performant. Il faut être à même de prouver votre savoir-faire lors de l’entretien d’embauche au recruteur. L’entretien avec le recruteur a été l’élément déterminant de mon embauche. J’ai su démontrer mes aptitudes à relever les défis et à persuader le recruteur de me garder. Chaque structure a ses réalités, et le travail à faire au sein de cette structure différait de celui opéré au niveau de l’ONG. Cependant avec le temps, les choses sont allées en s’améliorant.

Finalement, j’ai fait le travail qu’on attendait de moi et deux ans plus tard, il y avait un cabinet international français (EICI) qui recrutait, j’y ai postulé et été retenu en tant qu’auditeur financier.

Était-ce important pour vous d’intégrer un cabinet ?

Oui, bien entendu ! Le cabinet m’a beaucoup apporté en termes d’expertise. Cela a été un plus dans ma formation professionnelle. Nous étions le plus souvent confrontés à de nombreux cas différents les uns des autres. J’ai travaillé en étroite collaboration avec d’autres financiers et cela m’a beaucoup aidé dans ma carrière. On terminait généralement

tardivement.  On se devait d’être au travail au plus tard à 7 heures où le chauffeur nous

convoyait dans les différentes sociétés à auditer. De retour au cabinet (18 heures maximum), nous devrions travailler sur toutes les opérations que nous avions menées la journée.

Cette expérience dans ce cabinet m’a forgé, m’a mis à un certain niveau de compétitivité

et d’endurance dans le travail. Si vous devez aller auditer une société, vérifier les opérations de comptables expérimentés, il est important que vous ayez la pleine maîtrise

des différents traitements de données pratiquées. Nous avons donc suivi des programmes

de formation sur les différentes techniques de vérification fiscale et mettions

à chaque fois nos connaissances à jour. En 4 ans, j’ai donc gravi les échelons allant de 

l’auditeur financier junior à l’auditeur senior, puis à chef de mission jusqu’à être recruté dans une structure immobilière où j’ai travaillé en tant que directeur financier pendant deux ans.

Votre nouveau challenge, c’est quoi ?

J’exerce actuellement dans une Société à responsabilité limitée dénommée Société internationale d’expertise (SIE) en tant que manager financier. J’ai été sollicité par trois structures mais j’ai opté pour celle-ci car c’est une jeune structure (créée en 2015)  et il y a là de nombreux défis à relever. Il s’agit de mettre en place des mécanismes financiers pour des associations et organisations à travers des recherches de financements et des programmes d’optimisation de ventes. Je me dois donc de gérer le mécanisme financier et l’avancement des différents projets. C’est cela mon nouveau challenge et je compte le relever.

Quels  conseils donnez-vous aux jeunes diplômés  du domaine de la finance et de la comptabilité en quête d’emploi et aux demandeurs d’emploi en général ?

Le conseil reste le même : il ne faut pas cesser de postuler et de se former. Le marché de l’emploi est  saturé dit-on, pourtant il y a toujours de la place pour les méritants. La formation, c’est la base de tout. Avoir un background est vraiment important pour réaliser une bonne carrière professionnelle. Il ne faut pas rechercher le gain facile mais plutôt miser sur l’apprentissage et la formation. Quand on est jeune, on a encore la force d’apprendre alors il ne faut pas hésiter. Plus on est formé et outillé plus on devient indispensable. Ceux qui ont déjà de l’expérience, se doivent de mettre cette  expérience à profit. Ils doivent autant qu’ils le peuvent proposer leur service à des PME et pas seulement aux grandes entreprises. S’ils en ont la possibilité, ils doivent chercher à acquérir de l’expérience auprès des cabinets pour être plus outillés et plus compétitifs sur le marché de l’emploi.