M. Kouao Konin Raphaël DRH CARGILL Côte d’Ivoire : "Adepte du langage de vérité."

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Marié et père de trois garçons, M. Kouao Konin Raphaël a gravi échelon après échelon les marches de la fonction RH pour se hisser sur le piédestal. Après 16 années passées dans la GRH, il est depuis 2010, Directeur des Ressources Humaines de CARGILL-CI (Cargill Cacao et Côte d’Ivoire Chocolat). Portrait de celui qui définit la fonction du DRH comme étant les deux faces d’une pièce de monnaie…

Titulaire d’un Brevet de Technicien Supérieur en Commerce Marketing et d’un DESS Technique de Gestion, M. Koua Konin Raphaël s’est pris de passion pour la Gestion des ressources humaines, matière dans laquelle il se formera.  Son certificat en GRH en poche, M. Kouao va démarrer dans les années 80 sa carrière au poste d’Assistant chef des ventes dans une des filiales du groupe PEYRISSAC-CI. Un an et demi plus tard, il est Assistant administratif chargé de la gestion du personnel et des comptes clients. Il est chef du personnel jusqu’à décembre 1992 quand le groupe  PEYRISSAC-CI disparaît. Les 14 mois de chômage (janvier 1993 à février 1994) qui vont suivre, il décide de se former. Pour se faire il suivra des formations de renforcement des capacités en leadership et en management en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Revenu aux pays, M. Kouao  est recruté comme Assistant administratif chargé de la paie et du personnel au département pêche de SCODI (Une usine de conserves de thon) pendant 6 ans. En juillet 2000, il intègre la multinationale CARGILL, où il se voit confier jusqu’en octobre 2010, la fonction de Responsable des ressources humaines

de l’usine. En 2010, il a atteint la dernière marche de l’échelle en matière de GRH en étant

nommé DRH de Cargill Cacao et Côte d’Ivoire Chocolat, les deux entreprises de CARGILL-CI. Le verbe juste et le parler facile, M. Kouao est adepte des métaphores pour expliquer la fonction de DRH qui ressemble à s’y méprendre aux deux faces d’une même pièce de monnaie : « La fonction du DRH  peut se définir comme étant les deux faces d’une pièce de monnaie. Une face pour les salariés et l’autre pour l’employeur. Quand le DRH est en présence des salariés, il est dans la peau de la Direction générale et parle en son nom. Il endosse  donc la responsabilité de ses déclarations en même temps qu’il fait siennes les

instructions et recommandations de la Direction. Face de la Direction générale il fait partager les ressentis, les demandes, les fardeaux et les attentes des salariés. Dans ces deux positions, le DRH doit savoir tenir le langage approprié, franc et engagé ». Une autre image pour qualifier l’ambivalence du métier du DRH.  M. Kouao le compare à quelqu’un qui serait dans une eau avec différentes températures: « Le DRH est  dans la même eau à deux températures  (chaude et froide). L’eau étant l’entreprise, les températures étant l’employeur et les employés mais je ne saurais vous dire lequel est froid et lequel est chaud ».  Une fois les contraintes liées à la fonction de Directeur des ressources humaines déclinées avec tant d’imagination, M. Koua Konin Raphael, sénateur à la Jeune chambre (JCI), conseille d’avoir, en tant que DRH, d’immenses qualités : « Du doigté, être psychologue, sociologue, diplomate et un peu philosophe pour mener à bien la mission ». Selon lui, il n’existe pas un

descriptif ‘’prêt à porter’’ du bon DRH ! « C’est à chacun de puiser en lui ce qu’il y a de meilleur et s’outiller avec ce qu’il y a de bien à sa disposition».  La prudence et l’honnêteté sont également des vertus qu’il prône : « En tant que conseiller de l’employeur et des employés, le DRH ne promet rien et ne fait pas de rétention de décision. Le langage de vérité qu’il tient avec chaque acteur sera la clé du succès de l’entreprise ». Etre DRH comporte, dira-t-il, des risques et non des moindres. « Dans ce métier vous pouvez perdre votre poste sans avoir commis de faute. L’action des travailleurs suffit à l’employeur pour mettre fin à votre contrat de travail». Pour autant, il reste attaché à ce métier édifiant : « Chaque  manager devrait, dans son cursus professionnel, y faire un tour, y passer trois à cinq années et cela lui permettrait d’être un manager complet », encourage-t-il.