Marcelin Zunon Directeur-Associé EY- Directeur technique EY Afrique francophone : " Nous occupons une position de leader sur le marché ”.

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Quand les 4 grands dominent le marché de l’ Audit, Comptabilité, Conseil ...

Deloitte, Ernst & Young, PricewaterhouseCoopers et KPMG, sont les quatre grands groupes d'audit financier au niveau mondial. Les “Big four’’ ont succédé aux “Big five’’ avec le cabinet Arthur Andersen. Ce dernier cabinet basé à Chicago, aux Etats unis d’Amérique, a disparu

en 2002 à la suite de l'affaire de fraudes Enron qui a mené à des procédures pénales contre ses dirigeants. Le “Big four’’ conseille les gouvernements et grandes entreprises dans le monde. Présents sur le marché africain, pour certains depuis 40 ans, les 4 Grands occupent le haut du pavé en matière de formation des cadres financiers.Adoubés d’une bonne réputation, disposant de moyens colossaux, ils semblent ne pas trop souffrir de la concurrence que leur livre d’autres cabinets internationaux, mais aussi des cabinets experts nationaux très ambitieux.

Quelle est la position de EY sur le marché Ivoirien ?

Nous sommes une firme internationale d’audit et de conseil. Nous faisons partie au niveau

mondial des “Big four’’ : Deloitte, KPMG, PWC et EY. Nous sommes implantés en Côte d’Ivoire depuis 1958 et nous occupons une position de leader sur le marché. Ceci en se référant au nombre de mandat des sociétés cotées en bourse. EY audite la majorité des clients inscrits à la bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Très récemment, une étude a été menée auprès du marché par rapport à un échantillon aléatoire qui comprend

aussi bien nos clients que les sociétés pour lesquelles nous ne travaillons pas. Il ressort donc de cette étude que nous sommes le cabinet de référence au niveau national.

Quels sont les services vous proposés par EY ?

Notre métier de base, c’est l’audit et ce qu’on appelle généralement l’assurance, c’est à dire toutes les missions à travers lesquelles on exprime une opinion : ce sont le commissariat au compte, les audits contractuels, les missions relatives à des diligences directement liées

à ces deux métiers, etc. A côté de ce cœur de métier, nous avons d’autres activités de conseil qui sont regroupées sous trois départements. Le premier département qui concerne le Juridique et le fiscal a vocation à proposer des services de conseil en Droit et en Fiscalité.

Un deuxième département qui s’appelle “Advisory’’ propose des Conseils en management et stratégie et en système d’information. Et le troisième département, Transaction, s’occupe de tout ce qui est lié aux services, évaluations, rapprochement d’entreprises, fusion, acquisition… dans la vie d’une entreprise. Chacun de ces départements, spécifiquement ou de manière permanente, propose des formations tout le long de l’année sur demande ou de façon proactive par rapport au marché. L’objectif c’est d’éclairer l’ensemble de nos clients

ou partenaires sur les principales évolutions à caractère réglementaire en Côte d’Ivoire.

Quelle est votre cible de choix ?

Ce sont principalement les entreprises, les filiales des multinationales et les champions

nationaux. Aujourd’hui notre portefeuille clients est composé de 200 clients au moins sinon plus, dont  certaines sont des sociétés d’Etat ou  à forte participation étatique. Nous

travaillons aussi avec de grands groupes européens, africains et ivoiriens, mais nous avons aussi des clients de taille relativement modeste comparés à ces grands groupes.

Avec un portefeuille clients aussi dense, on est amené à se demander ce qui fait la différence en faveur de EY ?

La particularité de EY, c’est d’abord la qualité de nos prestations. Nous développons des expertises par secteur d’activité pour mieux adresser des problématiques à des clients. Nous travaillons en étroite synergie avec nos différents  départements pour s’assurer que nous répondons au mieux aux attentes de nos clients. La Direction technique de EY que je dirigea pour rôle justement des’assurer que le produit final répond à nos normes. Etant donné que nous sommes un groupe international,nous sommes soumis à des normes qui peuvent être contraignantes mais que nous devons assumer Dans cette démarche, nous nous préoccupons peu de la situation géographique de celui qui doit intervenir face à une situation ; notre souci, c’est de rechercher la compétence idéale pour répondre à la problématique du client. Aujourd’hui nous sommes capables démobiliser des experts d’un peu partout à travers le monde pour satisfaire nos clients. Par ailleurs, dans la zone Afrique francophone,nous sommes le cabinet couvrant le plus de pays,finalement celui qui absorbe le plus grand nombre de problématiques avec un réseau d’experts plus dense.

Il y a de plus en plus de cabinets experts locaux dans le domaine de la comptabilité et de

la finance. Comment appréhendez-vous cela ?

Nous pensons qu’il ya de la place pour tout le monde. Le nombre d’experts comptables qui

sont enregistrés au tableau est encore insuffisant pour répondre au besoin. Il y adonc de la place pour tout le monde parce que le tissu économique de la Côte d’Ivoire est quand même diversifié. C’est vrai qu’il de grands groupes mais une part importante de ce tissu est constituée de PME. Par conséquent, ces cabinets locaux ont aussi une part à jouer à côté des grandes firmes. C’est ensemble que nous allons construire cette profession et c’est encore ensemble que nous allons la réguler.




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