Mme Minzan Safi Dina, Chef de Département Administration du Personnel chez MOOV CI : "Etre jeune n’est pas un frein à notre plan de carrière".

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Chef de division gestion du personnel à Moov Côte d’Ivoire depuis mai 2014, Mme Minzan Safi Dina est titulaire d’un bac + 5 en Gestion des ressources humaines. Interrogée par IRH Mag, c’est à cœur ouvert que la belle dame, la trentaine, au caractère bien trempé nous conduit sur son parcours qui mériterait bien le qualificatif de fulgurant.

IRH Mag : Parlez-nous de vos premiers pas en entreprise ?

Minzan Safi Dina : C’est à la RTI que j’ai eu l’opportunité d’effectuer mon premier stage après avoir obtenu à l’ISIAM-Agadir au Maroc mon diplôme de fin de cycle en gestion des ressources humaines en 2004. J’avais à charge avec d’autres stagiaires, l’établissement des fiches de postes pour les agents. Ce stage m’a été assez bénéfique puisqu’il m’a permis de faire mes armes et d’être confrontée très tôt aux réalités du monde de l’entreprise.  Ainsi une fois ce stage terminé, avec l’expérience acquise, j’ai obtenu deux autres stages de 6 mois à Citibank puis à la BIAO. C’est étant là-bas que m’a sourie mon premier contrat de travail comme assistante des ressources humaines à la Standard Chartered Bank en juillet 2006.J’étais alors agée de 25 ans. A la banque, il faut dire qu’au début il a été difficile pour moi de trouver mes repères. Il fallait être rapidement opérationnel, performant et bilingue, mais très vite je m’y suis accommodée.

Comment les choses ont-elles évolué par la suite ?

Etant à la Standard Chartered Bank, je continuais à postuler et c’est ainsi qu’en juillet 2009j’ai été recrutée à la Bridge Bank où j’ai passé 5ans en qualité de Human ressources exécutive que Responsable des ressources humaines. C’était une entreprise qui démarrait et il y avait énormément de procédures à mettre en place, ce qui était différent de mon ancienne banque où tout était bien structuré. Mon challenge a été de pouvoir au mieux implémenter toutes les procédures et les stratégies de performances. Avec le Chef de division RH, nous avons tout de même travaillé sur la mise en place de procédures et de normes RH pour l’entreprise. Cela a été pour moi une expérience très enrichissante

Vous comptez à votre âge un bon chapelet d’entreprises de référence dans lesquelles vous avez travaillé. Dans ce parcours, avez-vous essuyé des échecs ou des revers ? Si oui dans quel état d’esprit les avez-vous aborder?

En tant que jeunes diplômés, il nous arrive d’essuyer des échecs. Cependant je préfère parler de difficultés car je n’ai pas connu d’échecs à proprement parler « de période noire » où je cherchais sans jamais rien trouver. Bien qu’étant en stage dans une entreprise, je ne me lassais jamais de postuler. Une difficulté à signaler tout de même : celle de mon âge qui, souvent constituait un handicap pour moi. J’étais

très jeune, et cela à un moment donné faisait présager un problème de compétences. A l’époque les ressources humaines n’étaient pas la spécialité en vogue sur le marché. J’étais la plus jeune et la seule la plupart du temps à avoir fait des études purement ressources humaines. Ainsi à la BIAO bien qu’étant la moins âgée, j’étais le chef du groupe sur certains projets majeurs sur le quels nous travaillions. Etre jeune ne doit donc pas constituer un frein à une révolution de carrière. A Bridge Bank où j’ai eu à assurer l’intérim après le départ du chef de division, je n’ai pas été confirmée au poste, j’ai été déçue pourtant je n’ai pas baissé les bras. C’est un état d’esprit que chacun devrait adopter.

Vous êtes aujourd’hui à Moov. Comment s’est fait votre recrutement ?

Il s’est fait par appel à candidatures avec plusieurs autres candidats, suite à la vacance du poste de chef de division gestion du personnel.

J’ai donc passé des entretiens successivement avec l’ancien titulaire du poste, puis avec la directrice des ressources humaines et enfin avec le directeur général. En ressources humaines les informations manipulées sont confidentielles et les personnes promues doivent,

au-delà de la technicité, être des personnes de confiance. Je pense que j’ai su démontrer au-delà de la technicité que je suis une personne de confiance qui avait les aptitudes nécessaires pour ce poste. Qu’est-ce que ce nouveau poste vous demande comme effort ? Il y avait des personnes beaucoup plus âgées que moi et il fallait surmonter les préjugés liés à cela. Le seul moyen de faire passer ces incommodités c’est la maitrise de son travail. Je n’ai jamais cherché à attirer la sympathie de qui que ce soit. Je me suis donnée une certaine rigueur dans le travail et j’ai très vite maitrisé l’activité de la structure dans laquelle j’opérais.  De Bridge Bank à Moov c’est carrément un changement radical de secteur d’activité. Aujourd’hui je suis plutôt satisfaite du parcours que j’ai effectué mais je continue d’apprendre auprès de mon supérieur hiérarchique et mes collaborateurs. Je retiens de ce parcours que votre réussite professionnelle

dépend de votre capacité à faire face à vos faiblesses et à les surmonter. Intégrer une grande entreprise ou une petite requiert de la formation. Aussi sur les bancs il faut bien se former car c’est cette formation qui sera évaluée en entreprise. Il n’y a pas seulement que des stages qui vous permettront d’y arriver mais aussi votre niveau de culture générale et votre savoir-être.

 

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