news-details
Interview

"Nous accompagnons les organisations à digitaliser leur programme de formation", Lamine Barro PDG ETUDESK

Spécialisée dans le développement de solution E-learning et en ingénierie pédagogique, la start up ETUDESK a pour Manager Barro Lamine, jeune entrepreneur et lauréat du Prix National d’Excellence 2019 dans la catégorie Meilleure contribution à la vulgarisation des usages du numérique.  Dans cet entretien, il nous présente la contribution de sa plateforme dans le développement de compétences des ressources humaines grâce aux nouvelles technologies. 

La formation présentielle est aujourd’hui en berne pendant que la formation en ligne (digital learning) est de plus en plus en vogue du fait de la crise  sanitaire. Simple logique ou était-ce vraiment nécessaire ? Aujourd’hui, le e-learning est devenu une technologie stratégique pour les organisations qui l’utilisent pour la formation des salariés, des partenaires et souvent des clients. En 2017, plus de 77% des entreprises américaines avaient adopté le e-learning alors qu’en Afrique, nous étions encore à moins de 3%.  Ce retard s’explique par des raisons d’ordre infrastructurel, technique et budgétaire. Cependant, nous avons observé ces derniers mois un coup d’accélération sur le marché africain à cause de la crise sanitaire.

ad


La crise sanitaire plonge les entreprises dans une grande incertitude, et cela, à court et moyen terme. Leur premier réflexe est la réduction des budgets de l’année en cours.  Croyez-vous que ce soit une bonne idée ? 
Les budgets annuels seront effectivement et naturellement réduits à cause de l’annulation de certains projets événementiels par exemple, ou encore de certains investissements ou gros achats avec des fournisseurs dans des pays sévèrement impactés par la crise. Il est important de limiter l’utilisation des budgets si nous n’avons pas de second plan, mais il est mieux de faire une réallocation et d’adapter son activité au nouvel environnement. 

Quel est votre avis sur le digital learning ?   Croyez-vous qu’elle puisse prospérer même après la crise sanitaire que nous vivons ? 
Nous sommes en pleine transformation digitale des différents métiers,  avec une version améliorée et plus robuste des processus en entreprise. Je ne crois pas personnellement qu’après la crise sanitaire, nous puissions revenir sur nos anciennes habitudes . Les entreprises qui ne s’adapteront pas sont celles qui mourront. Dans le milieu académique par exemple, les grandes écoles et universités commencent à préparer des programmes de Master et formations continues 100% en ligne dès la rentrée prochaine


Les fournisseurs de digital learning tentent de convaincre les Directions de  formation, partant les entreprises, que leurs offres peuvent répondre au besoin de maintenir le lien et les compétences. Vous y croyez ?

Ce sont des offres plus que pertinentes pour le contexte actuel. Avec le télétravail et le travail en temps partiel, nous avons l’opportunité d’exploiter les créneaux libres des salariés afin de renforcer leurs compétences et de s’adapter aux nouvelles conditions de travail. 

Le digital learning est-il une solution viable pour réduire les coûts de formation unitaires pour les entreprises ? 

Le digital learning permet de réduire jusqu’à 80% les budgets liés à la formation. Il permet d’optimiser les déplacements des formateurs, la location de salle de formation, les cocktails ou encore d’éviter les formations répétitives comme l’intégration d’un nouveau salarié, etc. Cependant, il ne remplace pas à 100% la formation présentielle qui reste toujours indispensable. 

Comment se présente concrètement l’accompagnement que ETUDESK propose aux entreprises dans la mise en place d’un dispositif de E-learning pour leur personnel ? 

ETUDESK accompagne les entreprises et les institutions académiques à digitaliser leur programme de formation grâce à deux services. Dans un premier temps, nous mettons à leur disposition une plateforme technologique sur laquelle elles intègrent leurs contenus pédagogiques, planifient les sessions de formation en vidéoconférence, suivent et évaluent les apprenants et peuvent exporter tous les rapports d’activités en Excel ou PDF. Dans un second temps, nous les accompagnons en ingénierie pédagogique afin de les aider à mieux scénariser leurs programmes de formation en ligne ; à faire des production vidéo, des animations 2D/3D, des évaluations  ;  définir les indicateurs de performance  et enfin  nous faisons un transfert de compétence en Digital Learning Management. À ce jour, une centaine d’institutions utilisent la solution en Côte d’Ivoire, au Sénégal,  au Cameroun,  au Mali et plus de 32.000 personnes ont été formées depuis 2018.

Lire aussi :  Avancée technologique et la fonction RH


Un partenariat entre votre structure et le FDFP est en voie de prendre forme. Dites nous-en quelque chose… 

En effet, les cabinets de formation agréés FDFP ont vu leur activité prendre un coup, car les rencontres et formations présentielles sont très limitées. L’objectif de la collaboration avec le FDFP est d’aider ces cabinets à digitaliser leur activité de formation et de continuer à délivrer leurs prestations. 




Vous pouvez partager cette publication!

Autres articles