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Interview

"Nous faisons l’effort de nous maintenir en réadaptant notre activité" M. Yattabaré Fodé Kaéra PDG de KAERA Cosmetics

Mercredi 30 mars 2020, M. Yattabaré Fodé Kaéra, PDG de KAERA Cosmetics reçoit l’équipe de RH MAG, au sein de l’entreprise située à Yopougon Zone industrielle. Au centre de l’entretien :  la crise du Coronavirus. Au fil de l’entrevue, le chef d’entreprise, par ailleurs Administrateur à la CGECI, exprime sa désolation face à la crise sanitaire mondiale dont il souhaite une fin rapide, pour une reprise normale des activités. 

Vous avez récemment été fait Chevalier dans l’ordre du Mérite National, parlez nous-en…
Y.K : Effectivement, l’Etat a décidé de décorer le secteur Privé et nous avons été quatorze personnalités à recevoir une reconnaissance de l’Etat. Et moi j’ai été fait Chevalier dans l’Ordre du Mérite National. C’est un réel plaisir pour moi et une immense joie. La crise sanitaire mondiale due à la maladie du Corona Virus a un impact indescriptible sur toutes les entreprises du monde.
Quelle est la situation actuelle de la vôtre ?
Y.K : A l’instar de toutes les entreprises du monde, KAERA Cosmetics a été fortement impactée. Nous n’arrivons plus à exporter alors que c’est l’exportation qui fait l’essentiel de notre chiffre d’affaires. Comme nous faisons également du gel hydroalcoolique, des gels de mains lavants et des produits d’hygiène donc nous avons réadapté notre activité. Mais avec les mesures du gouvernement du couvre-feu et des règles barrières contre le Corona virus, nous faisons l’effort de nous maintenir en réadaptant notre activité. 
Ce qui montre que votre entreprise été impactée par cette pandémie ?
Y.K : Cette pandémie est réellement inquiétante car c’est un bouleversement brutal mais la grosse difficulté c’est qu’on ne sait pas quand elle finira.  Quand nous écoutons les dirigeants, nous constatons qu’ils annoncent la fin en juillet mais aucun signe n’indique que la crise finira à cette date. Et même si elle finit à cette date, nous nous demandons quelles seront les mesures d’accompagnement au secteur privé en vue de l’aider à se redresser. Nous sommes dans une situation difficile parce qu’aucune projection n’est possible actuellement. Toutes les prévisions que nous avions faites ont pris une autre dimension, il faut donc attendre pour décider. En cette période, le moral tant du management que des équipes opérationnelles est affecté ;
quel est le message que vous pouvez leur adresser ?
Y.K : Je leur conseille de faire le social. Aujourd’hui, le gel hydroalcoolique que nous fabriquons s’inscrit dans ce cadre social. Parce que nous nous disons que les populations ont besoin de nous, les dirigeants ont besoin que nous les accompagnions également. Je pense que c’est cette détermination sociale d’aider et le sentiment de se sentir très utile dans cette période qui poussent les employés à être présents à leur poste avec l’envie de toujours faire plus. 
Ce qui veut dire qu’au niveau de KAERA Cosmetics, il n’y a pas eu de baisse de régimes, il y a juste eu une réadaptation ?
Y.K : Il y a eu une baisse vu que l’essentiel de notre chiffre se faisait à l’étranger donc avec la fermeture des frontières, les commerçants grossistes et détaillants également ont peur que les marchés soient fermés. Avant la crise, nous avions beaucoup de produits aujourd’hui, nous n’avons qu’un seul. 
Cela a eu un impact sur l’effectif alors ?
Y.K : Pas forcément ! Nous avons simplement demandé à ceux dont la présence au bureau n’était pas nécessaire de travailler depuis la maison.
En tant que chef d’entreprise, comment vous préparez-vous pour l’après crise ?
Y.K : C’est ce que je disais ci-dessus. On ne sait pas quand la crise va finir. C’est pourquoi, je dirais que c’est une période très difficile pour les chefs d’entreprise. Car aucune projection n’est possible. Et c’est ce qui rend la situation des entreprises plus complexe. On espère que cette crise finira très vite et qu’après un accompagnement de l’Etat pourra nous aider à reprendre les activités normalement.
Quel est le mot d’ordre au niveau des employés ?
Y.K : Le mot d’ordre c’est que le pays a besoin de nous. Les populations ont besoin de nous. Il faut donc redoubler d’efforts pour participer à cet effort mondial de lutte contre la pandémie. Faisons en sorte que le gel hydroalcoolique et les gels lavants que nous fabriquons puissent servir au mieux les populations qu’on ne puisse avoir de rupture.

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