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Publi-reportage

Mon premier challenge est de rassurer mes collaborateurs

En sa qualité de DRH de la SODECI, Cédric Hounnou a en charge l’administration des ressources humaines, son développement, la médecine du travail et les conditions de travail et sécurité des collaborateurs. En cette grave crise sanitaire due à la maladie à coronavirus qui a entraîné de grands bouleversements dans le fonctionnement des entreprises, il nous parle de la continuité des services et des mesures prises pour protéger ses collaborateurs.

Quel est votre état d’esprit et celui de vos équipes en cette période de crise ?

C.H : Nous sommes dans un état d’esprit qui est avant tout celui du collaborateur citoyen et responsable. Il ne faudrait pas oublier que le positionnement de la SODECI est un peu particulier dans la mesure où nous accomplissons un service public qui est nécessaire au bien-être de la population  ; nous le prenons comme un devoir. Nos collaborateurs ont donc en esprit un
devoir à accomplir envers l’Etat de Côte d’Ivoire, envers l’ensemble de la population ivoirienne et envers les différents clients de la SODECI.

On suppose aisément que pour assurer cette mission de nouvelles dispositions ont été mises en place, vu que cette pandémie liée à la maladie à Coronavirus a tout chamboulé dans les habitudes des hommes et bien évidemment dans celles des entreprises…

C.H : Dès la survenance de ce virus en Europe et compte tenu de l’interaction des différentes économies, nous savions que l’Afrique et la Côte d’Ivoire seraient touchées par cette pandémie. La seule énigme était de connaître l’ampleur de la propagation du virus. Et donc, dès que la crise est survenue, nous avons, au niveau de la SODECI, réactivé notre comité de crise. Ce comité s’est principalement chargé d’élaborer les différents scénarii en partant du plus favorable au plus catastrophique. Une fois cela fait, nous nous sommes mis à travailler et dès le premier cas en Côte d’Ivoire, nous avons axé notre réponse sur trois (3) points. Le premier a été bien sûr de protéger nos collaborateurs, le deuxième de s’assurer dans ces moments particuliers, de la continuité des services qui nécessite bien évidemment des dispositions particulières. Enfin le troisième point, la SODECI est une société citoyenne donc nous ne pouvions pas ne pas manifester notre élan de solidarité envers ceux qui en ont eu besoin, notamment les autorités
sanitaires.

Dans la pratique, comment ces différents points se traduisent ?

C.H : La protection des collaborateurs a d’abord commencé par la communication. Communication sur la maladie elle-même, sa létalité et surtout sur comment s’en prémunir et l’éviter. Bien entendu, nous sommes passés par la sensibilisation, notamment à travers des formations, des dépliants, des affiches, des animations de quart d’heure sécurité. Après la communication, il y a eu besoin de prendre des mesures barrières assez particulières pour que les collaborateurs soient mis à l’abris de toute contamination
sur les lieux de travail. Nous leur avons donc fournis des équipements de protection adéquats allant des dispositifs de lavages des mains (au moins quatre à l’entrée) à de nouvelles dispositions des bureaux pour respecter la mesure de distanciation (1m) ; en passant par la fourniture de cache-nez, des gels hydro-alcooliques, des gants… Nous avons également modulé notre organisation de travail afin d’éviter que nous ayons un grand nombre de nos collaborateurs dans les transports et les bureaux. Nous avons
donc procédé par la mise en congé d’un certain nombre de nos collaborateurs, permis également à ceux dont la présence physique au bureau n’étaient pas nécessaire et donc qui pouvaient travailler depuis leur maison de le faire. Ainsi nous avons mis en place un système de rotation puisque qu’après le retour de ceux qui sont allés en congés, ceux qui étaient là pour assurer la continuité des services, iront à leur tour pour leurs congés. Ce système a été mis en place pour équilibrer le flux des mouvements des collaborateurs. Pour faciliter le télétravail, il y a eu également de nouveaux matériels à acquérir, notamment des ordinateurs
portables, une connexion haut débit avec des Livebox.
Au deuxième point, il faut noter que la SODECI est sensée produire et distribuer de l’eau. Et notre défi en cette période c’est la
sécurisation de nos approvisionnements en intrants et en matériels de dépannage. Avec la perturbation de la chaîne d’approvisionnement, notamment avec les liaisons aériennes, il fallut sécuriser tous nos intrants qui entrent en ligne
de compte dans le traitement de l’eau. Ce travail a été minutieusement fait au point où nous pouvons rassurer la population et nos clients que nous n’avons pas et nous n’aurons pas de problème de traitement d’eau pour plusieurs mois à venir. En sus, le deuxième axe de la continuité des services c’est la sécurité au niveau de nos unités de production d’eau potable. Les collaborateurs de ces usines ont été astreints à un régime bien particulier avec fourniture d’un ensemble complet d’équipements de protection.
Mieux, nous leur avons mis à disposition des kits de survie au cas où la situation perdurait et qu’ils devaient être amenés à rester sur place dans ces usines. Ça c’est le scenario catastrophe mais je pense que nous n’en arriverons pas là !

Le 3éme point c’est l’élan de solidarité qui a consisté à faire des dons aux autorités sanitaires du pays pour les accompagner dans la lutte contre cette pandémie. En somme, je voudrais dire que tout cela a été possible grâce à la Direction générale mais
aussi à la collaboration des partenaires sociaux dont je salue la hauteur d’esprit. Ce sont des décisions fortes qui demandent l’engagement de tous les collaborateurs et il était important pour nous qu’ils soient associés afin que nous travaillions en étroite collaboration et en parfaite compréhension de la situation. Ces partenaires sociaux ont été avec nous de bout en bout dans ce processus et seront là encore pour les futurs challenges

Votre mot de fin à l’endroit de vos collaborateurs…

C.H : La priorité à notre niveau est mise sur les hommes dans la mesure où si le collaborateur qui se lève le matin ne se sent pas en sécurité, la continuité du travail ne pourra pas se faire, le fonctionnement de la SODECI va se retrouver perturbée. Mon premier challenge est donc de rassurer mes collaborateurs. Nous devons leur démontrer que la direction fait tout ce qui est en son pouvoir pour leur permettre de travailler sereinement et dans les meilleures conditions. Une fois cette étape passée, le reste n'est que des
dispositions techniques qui peuvent être gérées à n’importe quel moment.

Cette pandémie est un peu particulière car elle nous attaque sur notre mode de fonctionnement et de vie. C’est une nouvelle épreuve qui s’est présentée à nous et nous devons lui montrer notre capacité de résilience. Cette capacité c’est de pouvoir s’adapter en assurant la même qualité de service aux populations, c’est un devoir pour la SODECI et nous restons mobilisés pour cela.

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