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Le monde du travail, après avoir été touché par de nombreuses crises et récemment la pandémie mondiale du Coronavirus, a évolué. Outre la menace que cette dernière représente pour la santé publique, les bouleversements socio-économiques constituant autant de menaces pour les moyens de subsistance et le bien-être de millions d’individus, à long terme. 


Selon l’Observatoire de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), le nombre d’heures soumis au travail dans le monde, au deuxième trimestre 2020, a chuté de 14%. Ce qui équivaut à 400 millions d’emplois à plein temps (sur la base d’une durée hebdomadaire de 48 heures de travail). En Côte d’Ivoire, plus de 19 000 travailleurs de 713 entreprises en Côte d’Ivoire ont été mis au chômage, selon la centrale syndicale Humanisme. De nombreux recruteurs ont vu leurs recrutements et leur activité professionnelle ralentir pour Aniela Vé Kouakou CEO AGILOYA Afrique certains et s’arrêter pour d’autres. Ce qui fait d'eux aussi des "chômeurs" comme le dit si bien Christel de Foucault. 


Le sujet de l’emploi ne concerne pas uniquement ceux qui craignent ou risquent de le perdre, mais tout autant les jeunes diplômés dont l’entrée sur le marché du travail se fera en cette période si particulière et dans des conditions extrêmement difficiles. Dès lors, l’enjeu est double : accompagner les entreprises à maintenir les emplois dans un contexte de récession, mais également travailler à l’insertion professionnelle des jeunes générations. Sur ce tableau sombre, apparaissent tout de même quelques éclaircies…. Il convient d’évoquer le fait que certains emplois se sont maintenus malgré tout, et que nous assistons à la reprise de quelques recrutements entre autres… 


Dans ce monde en évolution, quel est le visage du travailleur nouveau  ? Celui-là même qui trouve sa juste place et dont l’entreprise ne peut se passer… Celui qui, dans un contexte aussi difficile, arrive à prouver sa valeur ajoutée. Le travailleur nouveau fait son introspection en prenant le temps de s’observer et d’évaluer ses forces et axes de développement. Ce dernier fait son bilan et prend conscience de ses réflexes et préférences comportementaux qui lui permettent d'identifier ses compétences et d'avoir une place de choix chez son employeur.


 Le travailleur nouveau trouve du sens dans son exercice professionnel. Il est épanoui et se réalise à travers les missions et projets qui lui sont confiés. Il a choisi de vivre cette expérience et fait donc en sorte de la vivre pleinement. Le travailleur nouveau est moderne et agile. Il a appris à s’adapter aux contextes et environnements en perpétuelle mutation. Il a accepté l’impermanence de la vie et a pleinement intégré cette réalité. Il sort des schémas de victimisation et s'impose le fait que demain soit différent d'aujoud'hui. Il lui faudra prouver, à nouveau, le moyen de se réaliser en atteignant les objectifs fixés par l’entreprise. Le travailleur nouveau est impliqué et motivé. Il possède une intelligence situationnelle et son employeur a fini par voir en lui le profil qui tire le char.


Des millions de travailleurs exercent leur métier à l’étranger. Parmi ces travailleurs expatriés, ils sont nombreux à occuper des fonctions de management. Beaucoup, cependant, ont tendance à oublier que les modes opératoires diffèrent d’un continent à un autre, d’un pays à un autre, d’une région à une autre… bref ils ne sont pas universels. Le piège de cet oubli, volontaire ou pas, les conduit parfois à des malentendus qui s’avèreront, dans certains cas, contre-productifs, aussi bien pour eux que pour leurs collaborateurs ; et donc par ricochet l’organisation. Bien maîtriser une langue et exceller dans son métier ne suffisent pas, car les différences interculturelles concernent aussi bien le rapport à l’autorité que le rapport au temps ou les modes de gestion des conflits. 


Dans le cadre d’une expatriation, si l’on peut maintenir certains principes de management, d’autres doivent se façonner, s’adapter ; ce qui suppose des qualités d’ouverture associées à une vraie préparation. En d’autres termes, la compétence, la technicité, le savoir-faire du collaborateur expatrié ne sont pas en cause, encore moins mis en doute. Il s’agit, ici, de son savoir-être… d’où l’importance du processus d’acculturation qui doit se faire dans la flexibilité et l’adaptabilité. 


L’adaptation à un nouvel environnement professionnel est essentielle. Le manager doit être capable d'identifier ses propres méthodes et pouvoir assimiler le fait qu'elles sont influencées à la fois par notre culture et celle de l’entreprise. Il faut, enfin, avoir la capacité d’analyser les principes de management des autres et les endosser… C’est, en quelques lignes, ce qui ressort de nos échanges avec des managers que nous avons rencontrés et qui nous partagent, à travers les pages qui suivent, leurs expériences en matière de gestion et de management de la diversité culturelle.

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