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Dès son origine, l’entreprise a été envisagée comme une activité humaine à but lucratif. On peut donc dire, sans risque de se tromper, que la notion de création de valeur est consubstantielle à l’existence de l’entreprise. Ainsi, qui dit création de valeur, dit performance, performance économique et financière, à première vue. D’ailleurs, le statut d’agent économique de l’entreprise s’en trouve bien exalté. De ce point de vue, l’entreprise a pour objectif principal de s’intégrer au sein d’un modèle capitaliste, dont l’enjeu est de rendre uniquement compte qu’aux actionnaires. Et pourtant, l’entreprise n’est pas seule au monde ! Elle évolue dans un environnement qui subit son impact. Un environnement qui lui garantit un épanouissement certain ; un environnement d’où elle tire les principales ressources qui fondent et conditionnent son existence. Il est aujourd’hui de notoriété publique que la prospérité et le succès de certaines entreprises leur confèrent un pouvoir économique exorbitant, voire supérieur à celui de certains États. De même, leurs actions ont des répercussions tant dans le domaine social qu’environnemental. C’est à juste titre que les autres parties qui cohabitent avec elle et qui ont intérêt à ce qu’elle existe, attendent que l’entreprise devienne un « citoyen responsable ». Par exemple, les salariés parient sur l’existence d’un potentiel humain que l’entreprise devra s’engager à respecter et à développer. Il en est de même pour la communauté qui table sur toutes formes de respect et lorgne vers des actions citoyennes (mécénat ou autres) de la part de l’entreprise. Dès lors, l’on se rend compte que l’entreprise joue un rôle important au sein de la société et doit assumer une responsabilité vis-à-vis de celle-ci. Ce qui donne un sens à la notion de Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE). Selon l'organisation internationale de normalisation (ISO), la RSE s’entend par : « la responsabilité d'une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui – contribue au développement durable ». Qu’ils soient actionnaires, clients, salariés ou collectivités, la prise en compte des intérêts - de tous ceux qui peuvent influencer ou être affectés,



directement ou indirectement, par ses prises de décisions - devient une condition de survie de l’entreprise. Par conséquent, la performance attendue d’elle devra aller au-delà des seuls domaines économiques, financier et commercial pour s’exprimer également en termes de performance sociale. Dans une approche globale, nous dirons qu’une entreprise est performante si elle crée de la valeur pour ses parties prenantes. En agissant ainsi, l’entreprise assume des responsabilités sociales ou sociétales dont elle devra continuellement évaluer les conséquences, tout en protégeant ses intérêts propres et ceux de ses actionnaires. Evaluer les conséquences de ses actions sur le plan social, revient à rechercher, au-delà des résultats, le bénéfice que chaque partie prenante pourrait tirer de l’œuvre de l’entreprise. En d’autres termes, quels sont les changements provoqués par une entreprise sur ses parties prenantes et sur la société en général, en guise de retombées et pourquoi pas d’utilité ? S’intéresser à l’impact social généré par une entreprise, c’est aussi et surtout dépasser la dimension uniquement économique de la valeur pour rechercher les autres dimensions de l'impact, notamment humaines, sociétales et environnementales. In fine, l’impact social correspond à « l’ensemble des conséquences d’ordre sociales, sociétales et environnementales des actions d’une entreprise sur ses parties prenantes et sur la société dans son ensemble ». Il est donc révolu, ce temps où l’entreprise ne se préoccupait que de ses performances économiques et financières ! Désormais, elle est encline à se montrer de plus en plus soucieuse des changements induits par ses activités. Vu sous cet angle, l’entreprise entre dans un partenariat de type gagnant-gagnant avec la société dans son ensemble, sinon avec ses parties prenantes dans l’intérêt de chaque partie. L’objectif est clair : il est de plus en plus important pour l’entreprise de placer l’intérêt général au cœur de ses activités. C’est pourquoi, il apparaît essentiel de mesurer cet impact social en se plaçant du côté des parties prenantes qui expérimentent les activités de l’entreprise. Elles sont les mieux placées pour rendre compte de l’impact généré. Ainsi, comme on peut le constater aisément, le rôle de l’entreprise a évolué au fil des ans. L’entreprise n’est plus uniquement un acteur économique. Son rôle s’est diversifié et est aujourd’hui beaucoup plus large. La société s’attend, entre autres, à ce qu’elle puisse répondre aux besoins du présent sans menacer la capacité des générations futures à pouvoir combler les leurs. Ceci fait référence à la notion de développement durable où l’entreprise doit tenir compte des aspects économiques, sociaux et écologiques, dans ses prises de décisions. Le développement durable est un élément de la RSE que l’entreprise et ses dirigeants doivent maintenant prendre en compte avant de mener toutes formes d’actions. Du coup, les données extra financières deviennent une réalité tangible dans la marche et la gouvernance de l’entreprise. A ces données, s’intéressent aussi bien les investisseurs – qui les intègrent de plus en plus dans leur analyse - que la communauté dans son ensemble. Elles permettent aux actionnaires et autres parties prenantes une vue plus compréhensible de la position et de la performance globale de l’entreprise que ne pourraient le montrer les informations financières seules. Sur cette base, des agences de notation sociale apparaissent dans l’environnement de l’entreprise en tant qu’acteurs nouveaux. Elles procèdent, régulièrement et à la demande, à une évaluation de l’entreprise qui se fonde sur d’autres critères que ses seules performances financières. Ceux-ci concourent au respect de l’environnement, au mécénat, aux valeurs sociétales et sociales, pour ne citer que ceux-là. La transparence de ses actions lui permet de conserver un bon positionnement parmi les indices de développement durable. Ainsi, l’entreprise est dite performante dès lors qu’elle est en mesure de créer de la valeur pour ses parties prenantes : valeur économique, valeur financière, valeur sociale... L’image de marque de l’entreprise en dépend, sa réputation et sa marque employeur aussi. Et si la préoccupation du célèbre industriel Henry FORD (1863-1947) selon laquelle « les deux choses les plus importantes dans une entreprise n’apparaissent pas dans le bilan : la réputation et les hommes », trouvait un début de réponse, à travers l’impact social de l’entreprise ?

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