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Avec l’expansion de la pandémie du coronavirus ou Covid-19 sur toute la planète, ils sont nombreux les gestionnaires des ressources humaines et chefs d’entreprises qui ont perdu le sommeil. Dans un monde interconnecté, toutes les organisations, quel que soit le secteur d’activités, subissent de plein fouet les conséquences de cette pandémie. Dans ce numéro de RH Mag consacré au sujet, nous avons approché des managers et des DRH afin qu’ils nous fassent part de leur expérience. 

« La crise sanitaire à laquelle nous sommes confrontés actuellement est la première du genre. Nous nous trouvons face à une situation qui draine un lot d’incertitudes à tous les niveaux. Qu’il s’agisse des employeurs et des travailleurs. Chaque entité à des questions et tous espèrent avoir une réponse en se tournant vers la Direction des Ressources Humaines. Nous avons la responsabilité de communiquer et de rassurer le personnel  quant aux dispositions mises en place par l’employeur pour les protéger d’une éventuelle contamination. Dès que le premier cas de COVID 19 a été déclaré en Côte d’Ivoire, nous avons mis en place une cellule de veille composée de membres du personnel, du Comité de direction et du médecin d’entreprise. La cellule de veille a pour rôle de récolter des informations, de vérifier l’exactitude de celles-ci et de partager l’ensemble de ces informations avec tous les membres de la structure.  Elle s’occupe aussi de la sensibilisation quant- à l’importance du respect des règles d’hygiènes et autres gestes barrières préconisés dans la prévention du COVID 19. Nous avons aussi rédigé un plan de continuité d’activités. Au travers de celui-ci, nous avons envisagé des scénarios plausibles et avons essayé de proposer des solutions si jamais l’un d’entre eux venait à se réaliser. Depuis le début de cette pandémie, nous recevons une pléthore d’informations relatives au COVID 19. Les médias, les réseaux sociaux ne cessent de diffuser  des informations, qui soient dit en passant, sont parfois erronées. Même si on essaie de raisonner, l’angoisse prend très souvent le dessus. Nous avons donc décidé de faire intervenir régulièrement notre médecin d’entreprise afin qu’il aide l’ensemble du personnel à faire le tri des informations reçues et surtout pour qu’il accentue la sensibilisation sur la conduite à tenir pour se protéger du COVID 19. Par ailleurs, nous avons essayé de prendre les dispositions idoines pour sécuriser nos locaux. On pourrait citer la prise de température à l’entrée de la société, la mise en place d’un dispositif de lavage des mains, la distribution de masques de protection aux employés et la désinfection régulière des poignées de porte et la mise à disposition de gel hydro alcoolique.  Face à cette situation, aucun schéma n’est figé. Chaque entreprise a ses engagements, et ceux-ci varient en fonction des prestations qu’elle fournit. En tenant compte de la  situation qui prévaudra et des réalités auxquelles elle sera confrontée, elle pourra décider de l’attitude à adopter pour la gestion de ses effectifs. Cependant si un travailleur décide d’exercer délibérément son droit de retrait, ce sera à lui d’en juger l’opportunité… Il faut noter qu’il serait difficile d’obliger un travailleur à exercer dans un environnement qu’il juge hostile. S’il estime que les conditions ne sont pas réunies pour lui permettre de travailler sereinement, il a la possibilité de choisir de ne pas travailler. On ne peut donc pas lui retirer ce droit. Néanmoins l’exercice de ce droit doit se faire dans le respect des dispositions prévues par le code du travail à cet effet. En principe lorsqu’un travailleur tombe malade sur le lieu de travail, le service médical le prend automatiquement en charge. Les premiers soins lui sont prodigués et si la situation impose une prise en charge plus approfondie le service médical organise son transfert vers une structure médicale plus outillée. Mais si la question  fait référence à un malade qui pourrait être atteint du COVID, il est important de préciser que compte tenu de la situation exceptionnelle que nous traversons, nous avons recommandé à l’ensemble du personnel d’informer automatiquement le médecin d’entreprise en cas de survenance des symptômes  énumérés par les professionnels de la santé et qui pourraient faire penser à une grippe. Il leur a été aussi demandé de ne pas se rendre au travail mais de rester à la maison et de contacter le médecin d’entreprise. Celui-ci leur donnera les instructions à suivre. S’il s’avère après analyse que le travailleur est positif au corona virus, il faudra d’abord veiller à une bonne prise en charge de ce dernier. Ensuite prendre les dispositions pour que toutes les personnes qui ont été en contact avec le malade soient dépistées, penser à les isoler et à surveiller leur état de santé. Et enfin nous procéderons à une désinfection du bâtiment. Nous avons choisi de mettre un accent particulier sur la communication qui pour nous, est un élément essentiel dans la gestion de nos équipes. Nous avons aussi renforcé les mesures de sécurité afin de rassurer nos équipes. En outre, nous avons instituées des séances de sensibilisation régulières avec le médecin d’entreprise. Et nous avons acquis du matériel médical pour permettre à notre service médical de travailler aisément.  La question du télétravail peut s’avérer laborieuse. Par ce qu’il n’est pas toujours évident de réunir les conditions adéquates pour travailler aisément lorsqu’on est à la maison. Le travailleur en situation de télétravail doit se comporter comme s’il se trouvait sur son lieu de travail. Il doit commencer par respecter les horaires de travail habituels. Ensuite il doit faire l’effort de ne pas se laisser distraire par l’ambiance qui règne dans son environnement immédiat. Cela requiert beaucoup de concentration. Il est aussi important de suivre à la lettre le planning de travail établi. 

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