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Fête du travail ou du télétravail : Marquer le pas pour faire un saut qualitatif .

Ce 01 mai 2020 est marqué par un silence assourdissant qui devrait interpeller les gouvernants et partenaires sociaux pour réfléchir, le regard fixé sur l'avenir, sur le droit du travail/social en vigueur en République de Côte d'ivoire depuis 1964 et partiellement réformé en 2015.

En effet, notre réflexion prospective sur le nouveau droit du travail/social tend à proposer l'intégration et la reconsidération des problématiques suivantes :

-Inclure les nouvelles formes de travail par le biais d'outils collaboratifs dans le code du travail en faisant peser, par exemple, sur l'employeur l'obligation de donner les moyens matériels à disposition du salarié d'une part, et penser subséquemment à fixer les conditions dans lesquelles cette forme de travail a distance est nécessaire pour assurer la continuité de l'activité ;

-Le renforcement et l'explicitation du régime juridique du "droit de retrait " pour les personnes reconnues médicalement vulnérables ;

-Rendre la législation sur les heures supplémentaires plus flexibles en autorisant les employeurs et instances

de représentation du personnel à conclure des accords de branche qui permettent d'adapter chaque secteur d'activité à ses réalités propres. Dans ce cas, défiscaliser, par exemple, les heures supplémentaires qui seront réalisées au-delà des 15 heures par semaine.

-Actualiser la liste des maladies professionnelles ou à caractère professionnelle en prenant en compte les maladies générées par les technologies de l'information et de communication et les nouvelles formes de travail ; sans oublier de reconnaître, enfin, les maladies générées par un environnemental de travail stressogene (stress, burn-out, bore- out, brown-out).

-Raccourcir la période de préavis du personnel classé en catégorie agent de maîtrise en faisant passer la période d'observation de préavis (en cas de démission ou départ exclusif de faute lourde )à deux mois au lieu de trois mois.

-Legiferer afin de faire du travail à temps partiel (par rotation des collaborateurs) le premier recours avant d'envisager les chômages techniques

-Donner pleins pouvoirs aux employeurs , en cas de crise, d'imposer l'ordre de départ en congés en tenant exclusivement compte du besoin de survie de l'entreprise

-Permettre aux employeurs dont la situation économique le justifie d'exceder la période légale de deux ans pour les contrats à durée déterminée avec paiement d'une indemnité de précarité portée à 5%, accorder une priorité à l'embauche pour ses salariés et une défiscalisation des heures supplémentaires de ces salariés à partir du premier mois de la deuxième année au sein de la même entreprise .

Odilon Ebrottié, Senior Human resources manager


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