Skip to content
Details
news-details

Depuis quelques jours, la toile s’enflamme en Côte d’Ivoire sur une question d’un intérêt particulièrement justifié. En effet, les intellectuels et la jeunesse posent un problème de survie de notre Société  : formation – employabilité.

C’est aussi la préoccupation pour d’autres pays africains partageant le même contexte.

Après quelques années comme praticien et aujourd’hui enseignant-chercheur et consultant en Gestion des Ressources Humaines, je me suis dit qu’une petite contribution de ma part pourrait peut-être aider à faire évoluer le débat.

Tandis que certains jugent que des formations sont inappropriées ou ne mènent pas à l’emploi, d’autres répliquent pour démontrer l’intérêt ou l’importance de leur formation. A suivre de près le débat, Il est important de le dépassionner pour éviter de nous éloigner de l’essentiel.

 Pour aborder la question des différentes formations et leur importance, je me permets de prendre cette image d’un groupe de personnes aveugles à qui l’on a demandé de décrire un éléphant juste au touché. Entre autres choses, voici quelques réponses  : un mortier (pour celui qui n’a touché que la patte), un tuyau (pour celui qui n’a touché que la trompe) …. Il sied de noter que toutes les formations répondent à des préoccupations de la Société.

Lire aussi : La Côte d’Ivoire se dote de ses premiers experts

Les besoins de l’Humain sont multiformes et nécessitent qu’on cherche à y apporter une solution (besoin de formation). Il est facile de croire que la formation des uns est moins importante que celle des autres, ou bien de penser que la structure (école, université…) est plus prestigieuse que celle des autres….

Mais le vrai problème dans notre contexte d’obédience francophone, c’est qu’on a lié trop fortement, et fort malheureusement, la formation au diplôme et souvent peu à l’acquisition de compétences nécessaires pour résoudre « le problème des gens » (employabilité).

L’on se forme donc pour occuper des postes dont on n’a pas nécessairement acquis les compétences pour.

Vient s’ajouter à ce premier constat, le déroulement même de la formation (l’élaboration des curricula de formation, la logistique, le formateur, le formé, l’administration de la formation) parfois tellement mal ficelé sans aucun lien avec le consommateur du produit fini (l’emploi salarié ou l’entrepreneur).

C’est donc poser la question de la responsabilité partagée des parties prenantes dans le mauvais résultat qui est donc l’inadéquation FORMATION - EMPLOI. C’est pourquoi, il est très important de noter comme solution primaire et non limitative, l’impérieuse nécessité de l’information préalable qui engage la responsabilité de tous les acteurs (l’apprenant en premier, le formateur ainsi que les autres acteurs ensuite) sur trois questions exprimées de manière laconique pour chaque formation :

Lire aussi :  Qualité du capital humain et performance de l’administration publique Ivoirienne

C’est quoi le domaine ? Qu’est-ce qu’on y apprend ? Pour devenir quoi ?

On peut dès lors comprendre qu’à la fin d’un cycle de formation, on peut directement résoudre un problème en situation professionnelle ou bien s’il faut une ou des formations complémentaires. A cet effet, il convient de noter qu’il est très dangereux de délivrer des formations sans mettre les personnes formées en situation  : nécessité de donner des exemples factuels d’application ; des études de cas  ; la pratique de stages sans trop de formalisme (ne pas toujours vouloir regarder les grandes structures pour estimer qu’on a fait un stage.

La boutique de maman ou le champs ou l’atelier de papa… peuvent être des terreaux fertiles de mise en œuvre des connaissances). À titre d’exemples et sans intention de frustrer qui que ce soit  :

Comment enseigner le chèque au fils de paysans comme moi qui n’a jamais vu de chèque auparavant sans lui montrer un chèque ? Comment enseigner le développement rural à quelqu’un sans jamais l’envoyer participer à une activité de développement rural ? Comment enseigner l’Egyptologie à un ivoirien sans jamais lui définir ce qu’il pourra en faire dans le contexte ivoirien  ? Comment enseigner la grammaire à quelqu’un qui croit que le tout se limite à juste bien écrire ou parler le français ? …

Les exemples peuvent être multipliés et devraient nous amener vers une sorte de formation ou recherche liée à l’action. Sur la base de ce qui précède, il est à noter aujourd’hui, plus que jamais, la nécessité d’un Développement Personnel et Professionnel indispensable à tous les niveaux de la chaine de formation.

Cela aiderait chacun à être un apporteur de solutions aux problèmes de la Société sous toutes ses formes (employé du public ou du privé, entrepreneur, consultants…). Le formateur doit pouvoir être celui qui montre le chemin à l'apprenant en lui définissant les tenants et les aboutissants de la formation de sorte à ne pas perdre du temps dans des domaines pour lesquels la personne ne pourrait peut-être pas trouver sa passion et son intérêt par exemple.

Lire aussi : MZK Group-Intelligence honoré !

En somme, le Développement Personnel et Professionnel permet à l'individu d’être l’acteur principal de sa formation. Il doit être l’acteur principal de son devenir professionnel.

C’est l’aider à transformer sa formation en action… C’est être capable de « transformer l’ORDURE en OR qui est DUR ». Ce débat reste ouvert, et les contributions des uns et des autres nous aideront à amorcer un véritable changement de paradigme sur l’épineuse question du « chômage ». 

Vous pouvez partager ce post!

Voir aussi

Laisser un commentaire