En marge de la Journée
internationale de la femme africaine (JIFA), l’INP-HB Alumni a frappé fort en
organisant, le samedi à Abidjan-Marcory, la 1ère édition du Brunch
des Femmes Polytechs. Un moment fort, à la fois de réflexion, d’inspiration et
de réseautage, autour du thème évocateur : « Femmes polytechs et engagement
communautaire : comment lever les barrières ».
Dans une ambiance conviviale, cette
rencontre a été bien plus qu’un simple rendez-vous gastronomique. Elle s’est
imposée comme un espace d’inspiration, de transmission et de réseautage, dans
un esprit de valorisation des parcours féminins. Plusieurs figures et modèles féminines
issues des domaines scientifiques, techniques et de gestion – toutes diplômées
de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) – se sont
retrouvées pour partager leurs parcours, leurs convictions et leurs
engagements. Loin d’un simple cadre formel, ce brunch a résonné comme un
manifeste pour une implication féminine plus accrue dans les causes
communautaires.
Aude Viviane Goulivas,
Agro-économiste de la promotion ESA 1996 et Présidente du Comité
d'organisation, a ouvert la cérémonie en soulignant la nécessité de « mettre
en lumière des modèles féminins solides dans des secteurs encore trop
masculinisés ». Diane Adou Anguibi, Présidente de INP-HB Alumni et
Ingénieure en Logistique & Transports (ESCAE 2002), a salué la mobilisation
des anciennes élèves, et rappelé que « le savoir et les compétences
doivent désormais être au service d’un leadership féminin tourné vers l’impact
social. Chaque femme formée, engagée et solidaire devient un levier de
développement pour sa communauté ». Le représentant du Directeur Général de
l’INP-HB, David Akaki, Directeur de la qualité, santé et sécurité, a quant à
lui insisté sur le rôle stratégique que joue l’Institut dans l’essor de
l’excellence féminine : « Le leadership féminin est aujourd’hui un
pilier de la transformation des communautés ».
Le moment solennel des
discours a été marqué par la prise de parole de la ministre de la Culture et de
la Francophonie, Françoise Remarck, elle-même ancienne de l’ESCAE (promotion
1986). D’une voix calme et assurée, elle a partagé son propre parcours, son ancrage
dans les valeurs transmises par l’INP-HB et son engagement à valoriser la femme
ivoirienne et africaine à travers les politiques culturelles. « Nous
avons un devoir d’héritage. Mais aussi une responsabilité de projection : nous
devons créer les conditions pour que les générations futures aient moins de
barrières à franchir que nous n’en avons eu. Cet héritage de nos
pionnières n’aura de sens que si nous le faisons vivre dans nos choix, nos
carrières et nos engagements », a-t-elle déclaré sous les ovations d’un
public averti.
Le brunch a été rythmé par
deux temps forts : une conférence magistrale assurée par Désirée Bognini épouse
Djomand, entrepreneure à succès et Présidente du Conseil d’Administration de
l’Académie des femmes pour l’entreprenariat, l’autonomisation et le leadership.
Dans une intervention passionnée, elle a revisité l’héritage des pionnières
africaines tout en appelant à "transformer l’aspiration en action".
Moments forts du programme, la
conférence de Désirée Bognini épouse Djomand, cheffe d’entreprise et présidente
du Conseil d’administration de l’Académie des femmes pour l’entreprenariat,
l’autonomisation et le leadership, a plongé l’assistance dans une réflexion
profonde : « De l’héritage des pionnières à la vision des opportunités marquant
notre époque ». Avec passion, elle a dressé un pont entre les conquêtes d’hier
et les défis d’aujourd’hui, appelant les femmes polytechs à « transformer
chaque obstacle en tremplin ». Le panel, cœur battant de la rencontre, a
offert, à travers le thème de la rencontre, « Femmes polytechs et engagement
communautaire : comment lever les barrières », un espace où expériences
personnelles, défis et pistes d’action se sont mêlés. Ingénieures, managers,
entrepreneures ont partagé leurs stratégies pour surmonter les freins à
l’engagement communautaire et s’affirmer dans des environnements souvent
masculins.Menés avec énergie et pertinence, le panel a ainsi permis aux femmes
polytechs d’aborder les barrières auxquelles elles font face dans leur volonté
d’agir pour leur communauté : normes sociales, charge mentale, invisibilisation
des initiatives, ou encore accès limité à certains réseaux d'influence.
Cette première édition du
Brunch des Femmes Polytechs a laissé dans son sillage un sentiment d’élan
collectif. L’INP-HB Alumni a réussi le pari de rassembler, d’inspirer et de
projeter les femmes diplômées de l’institution dans une dynamique où excellence
académique rime avec impact social.