À l’heure où la compétitivité des
économies se joue de plus en plus sur la qualité des compétences, la capacité à
produire de la connaissance et l’aptitude à transformer la recherche en
solutions concrètes, l’INP-HB entend jouer pleinement sa partition. Lors d’une
rencontre avec une délégation de la Banque mondiale, le 5 octobre 2026 à
Abidjan, l’Institut National Polytechnique Félix HOUPHOUËT-BOIGNY a présenté
ses réalisations, ses résultats de recherche et ses perspectives de
développement. L’Institut y a présenté ses réalisations, ses résultats de
recherche et ses perspectives, avec un focus sur l’impact des financements de
la Banque mondiale sur le renforcement du capital humain et de la recherche
appliquée.
Quand la Banque mondiale vient évaluer
ce que ses financements produisent, c'est le capital humain qui est mis à
l'épreuve des faits. Ce 5 octobre, à Abidjan, l'Institut National Polytechnique
Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (INP-HB) a présenté ses réalisations, ses résultats de
recherche et ses perspectives de développement à une délégation de
l'institution financière, à l'occasion d'une rencontre organisée avec le
ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. La
mission était conduite par Trina Haque, Directrice régionale Afrique de l'Ouest
et du Centre pour le Capital humain, et Dena Ringold, Directrice des Opérations
et de la Stratégie de la Vice-Présidence Capital humain de la Banque mondiale.
Face à elles, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, le Professeur Adama Diawara, accompagné de son cabinet, ainsi que
la Direction générale de l'INP-HB conduite par son directeur Dr Moussa K. Diaby.
Au centre des discussions, un fil
conducteur : les résultats obtenus grâce aux financements de la Banque mondiale
et leur contribution à trois leviers essentiels du développement. D’abord le
renforcement du capital humain. Former des ingénieurs, des techniciens et
des cadres capables de répondre aux besoins d'une économie en pleine mutation :
c'est la mission première de l'INP-HB. Les échanges ont permis de montrer
comment les appuis financiers se traduisent en compétences directement
mobilisables par les entreprises et les administrations. Ensuite la
recherche appliquée dans laquelle « l'Institut met en avant des
travaux orientés vers des problématiques concrètes, avec des solutions pensées
pour répondre aux défis du pays ». Enfin l'innovation. Au-delà
des laboratoires et des salles de cours, l'INP-HB a présenté sa capacité à
produire des innovations utiles aux grandes transformations économiques de la
Côte d'Ivoire.
Les échanges ont notamment permis de
mettre en lumière la manière dont ces investissements contribuent au
développement des compétences, à l’amélioration des capacités de recherche et
au renforcement des dispositifs favorisant l’innovation. Une approche qui
rejoint une réalité désormais incontournable pour les entreprises comme pour
les pouvoirs publics : le capital humain ne constitue plus seulement une
variable d’accompagnement de la croissance. Il en devient l’un des principaux
moteurs. « En tant qu’institution de référence dans la formation
scientifique, technologique et managériale, l’Institut se trouve au croisement
de plusieurs impératifs : anticiper les besoins en compétences, adapter les
formations aux mutations des métiers et rapprocher davantage le monde
académique des réalités économiques », a confié Dr Moussa Kader Diaby.
Au nom de la Banque mondiale, Dena Ringold
a mis en évidence l’importance de cette collaboration dans la réponse aux défis
auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée. « Il est indéniable d’insister
sur la nécessité de renforcer l’adéquation entre la formation et l’emploi, en
mettant les compétences au service des besoins de l’économie. L’INP-HB démontre
ce que les institutions africaines sont capables de réaliser lorsqu’elles
disposent d’un accompagnement adapté ». La contribution de l’institution
de Bretton Woods se mesure également à travers les grands projets
d’infrastructures qui transforment progressivement le visage du Grand Abidjan.
Pour le Directeur général de l’INP-HB, Dr Moussa Kader Diaby, « les
financements mobilisés ont notamment permis à l’Institut de renforcer ses
capacités de formation et de contribuer à la mise à disposition de compétences
nécessaires à la réalisation de projets structurants tels que les échangeurs,
les ponts et le Bus Rapid Transit (BRT) ». L'Institut a également
exposé ses perspectives de développement, signe d'une ambition qui ne s'arrête
pas aux acquis. À l'heure où les entreprises ivoiriennes recherchent des
profils qualifiés et où la compétitivité des économies repose sur la qualité de
leur capital humain, ce partenariat entre l'INP-HB, l'État et la Banque
mondiale apparaît comme un modèle à consolider.
Cette rencontre a surtout permis de
souligner la place de l'INP-HB dans la stratégie nationale : celle d'une
institution capable de produire des compétences, des innovations et des
solutions en phase avec les priorités de développement du pays. Pour la Banque
mondiale, la visite a été l'occasion de constater la manière dont les
investissements consentis se traduisent en résultats tangibles.