L’Institut Européen de Coopération et de
Développement (IECD) a réuni, au Palm Club Hôtel Abidjan-Cocody, dirigeants
d’entreprises, directeurs des ressources humaines, acteurs publics et
partenaires institutionnels autour d’une table ronde de haut niveau consacrée à
une thématique au cœur des enjeux contemporains : « RSE & Formation duale ». Une rencontre stratégique qui a mis
en lumière la responsabilité sociétale des entreprises comme moteur de
performance économique, sociale et humaine.
Dans un
contexte marqué par les besoins croissants en compétences techniques et
industrielles, la formation duale s’impose comme une réponse structurante.
Reposant sur un modèle combinant apprentissage en centre de formation et
immersion en entreprise, ce dispositif permet de former des profils
immédiatement opérationnels, tout en favorisant l’insertion professionnelle des
jeunes. « La formation professionnelle
par apprentissage ne peut exister sans l’engagement des entreprises », a
rappelé Patrick Sekongo,
Directeur de l’IECD Côte d’Ivoire.
Au cœur des
échanges, une conviction partagée : la
RSE ne relève plus d’un simple engagement éthique, mais d’un véritable choix
stratégique. En intégrant la formation professionnelle dans leur
démarche RSE, les entreprises contribuent non seulement à la qualification de
la jeunesse, mais aussi à la sécurisation de leurs propres besoins en talents. Ressources
humaines, encadrement technique, moyens financiers, accueil des apprentis…
autant d’investissements qui participent à la création de valeur durable. « Former aujourd’hui, c’est garantir la
performance de demain », a souligné Sonia Kokro, responsable RH à Nano,
présent à la rencontre.
Autre point
fort de la table ronde : la mise en lumière des mécanismes publics d’accompagnement, notamment les crédits d’impôt liés aux contrats
d’apprentissage. Des entreprises ont témoigné du bon fonctionnement de
ce dispositif, encore insuffisamment connu, mais pourtant déterminant pour
lever les freins financiers à l’embauche d’apprentis. Pour Jennifer Viard, associée du cabinet
Euromenia Consulting, l’enjeu est clair : « Il
y a une véritable méconnaissance de l’écosystème de la formation duale, aussi
bien chez les DRH que chez les DG, alors même que les entreprises font face à
des pénuries critiques de compétences. Informer, expliquer et faire savoir est
aujourd’hui une priorité ».