To be or not to be

Pourquoi ne prendrions-nous pas par l’absurde ce fameux «To be or not to be» ? La sublime et emblématique boutade du poète et dramaturge anglais, William Shakespeare, est certainement inspirée par la mort à l’âge de 11 ans de son fils unique, Hamlet. D’où ce brutal questionnement.

Osons pour notre part un petit écart en restant dans l’existentialisme, face à une interrogation tout aussi inspirante : «Travailler ou ne pas travailler» ; «exister ou ne pas exister». Car selon la norme sociale bien intériorisée, ne pas travailler, c’est choisir de ne pas exister –marginalisation. Etre obligé de travailler est il un châtiment du Père Céleste ou une exhortation à exprimer tout notre potentiel. Cognitif et physique. Ceux qui pensent châtiment, travailleront sans broncher et n’en tireront aucune satisfaction. Ceux-là, nous les connaissons ! Jamais ils ne sont assis. Aussi bien dans l’Administration que dans le Privé, on s’entend dire devant leurs bureaux vides : “Il ou elle s’est levé’’. Aidés de leur sens incroyable de l’autodérision, des Ivoiriens qui méprisent le labeur ont forgé des hyperboles qui véhiculent hélas de l’anti-valeur. Exemples : «ce n’est pas la plantation de mon papa ; On ne dure pas au champ le vendredi ou encore, travail ne finit pas».

Cette grande supercherie doit être dévoilée ! Oui, entre travailler et chercher de l’argent, il y a lieu d’établir le distinguo ! Selon la vérité de chacun, on saura s’il faut par exemple valider le cas des brouteurs et des djosseurs de namas. Retenons ici le cas de ceux qui écument les parkings. Ces milliers d’adolescents désœuvrés et désespérés, vivier du banditisme et déjà accros des drogues et de la cigarette, prétendent travailler en surveillant les véhicules. Or mendiant est leur statut réel. Laudateurs, ils ont une phraséologie à faire fondre les durs de cœur pour délier la bourse. Le délit d’extorsion de fonds n’est-il donc pas constitué en live dans nos rues ? Ne faut-il pas protéger ces gentils clients qui font jolis cœurs contre violence urbaine ? Est-ce une rémunération, un geste de compassion ou une rançon pour gagner notre tranquillité ? La tyrannie des gosses reste couverte par une épaisse omerta. Attention à la vendetta. 

Clovis SEWA

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